Ajout du RGBs sur une Nintendo 64 PAL (EUR) avec le N64 RGB de Tim Worthington

Une sortie vidéo RGBs permet d’obtenir la meilleure qualité d’image possible sur une console de jeux vidéo rétro car les signaux des trois couleurs primaires ainsi que de la synchronisation sont séparés sur 4 fils différents.

Ce qui représente pour nous le Saint Graal au XXIè siècle était en réalité une bidouille des constructeurs comme Nintendo et SEGA dans les années 80 afin de rendre les consoles compatibles avec nos téléviseurs SECAM, en injectant directement le signal RGB vers le tube cathodique par la prise Péritel.

Dans les années 90, la plupart des téléviseurs supportant désormais le standard PAL, les constructeurs ont commencé à retirer la sortie RGBs de leurs machines. C’est ce choix qu’à fait Nintendo pour sa Nintendo 64.

Les premiers modèles de Nintendo 64 NUS-001(FRA) vendus en France sont équipés d’une puce vidéo capable de sortir un signal RGBs nativement, un mod très simple permet de rétablir la sortie RGBs en ajoutant quelques composants passifs mais cette version est très recherchée par les collectionneurs et les prix s’envolent.

L’autre modèle, beaucoup plus répandu (et donc beaucoup moins cher), est la version européenne PAL NUS-001(EUR). Son chipset vidéo produit des signaux composite et s-vidéo mais pas de RGB. Il est toutefois possible de fabriquer un câble s-video PAL mais beaucoup de téléviseurs CRT d’entrée de gamme ainsi que l’OSSC ne disposent pas d’entrée s-video.

Le N64 RGB est un mod qui a été inventé par l’australien Tim Worthington. Doté d’une puce vidéo moderne, il permet de rétablir une sortie RGB avec quelques extras comme un filtre deblur et la possibilité de reset la console avec la manette.

Le mod est disponible sur sa boutique en ligne pour 60 dollars australiens (soit environ 35 €) mais les frais de port (et de douane) sont très élevés. Heureusement, il est aussi disponible sur Mod in France qui le propose pour environ 50 € avec les frais de port et une livraison rapide.

Le kit comprend un PCB à coller sur le radiateur, des connecteurs à souder sur le chipset vidéo de la N64 et sur le PCB ainsi qu’une nappe pour relier les deux. Il vous faudra prévoir quelques fils de câblage en plus pour relier le PCB au multi-out de la console, ainsi qu’à la manette et au bouton reset.

⚠️ Avant d’acheter, vous devrez vérifier quelle puce vidéo est installée dans votre console car certaines sont plus petites et nécessitent un adaptateur. Le câblage est également différent selon le modèle.

Les instructions sur le site de Tim Worthington sont relativement simples à comprendre et les connecteurs désormais fournis avec le kit rendent l’installation très facile, même avec un fer à souder d’entrée de gamme. Astuce : la Patafix pour maintenir les composants en place c’est super pratique !

⚠️ Le câblage de la nappe peut être inversé, auquel cas il faudra souder le connecteur sur le PCB du N64 RGB à l’envers par rapport à celui soudé à la puce graphique de la console. En cas d’erreur, n’essayez pas de déssouder le connecteur du PCB au risque de l’endommager de façon irréversible. À la place, démontez la nappe en glissant une lame de cutter sous les broches en plastique et tirez sur les fils, ils viendront très facilement et vous pourrez les réordonner en suivant le bon câblage.

Ce mod prend moins d’une heure à installer et le résultat est juste parfait. Pour ma part, j’utilisais un upscaler chinois doté d’une entrée s-vidéo à 20 € mais avec un désentrelacement catastrophique. Je peux désormais utiliser le câble de ma Super Nintendo sur mon OSSC et jouer en 60 FPS sur mon écran OLED.

Et vous, envisagez-vous d’installer ce mod dans votre N64 PAL ? Dites-le nous en commentaire !

Des consoles exotiques

Visite du stand du SIMM’s Club au Stunfest 2018 pour découvrir des consoles rétro rarissimes. Un véritable cabinet de curiosités exotiques qui vaut son pesant de bananes !

Machines présentées :

  • NEC PC Engine CD-ROM² + Super Grafx
  • Psygnosis/Sony DTL-H2000 (dev kit PSX)
  • Amstrad Mega PC
  • Pioneer Palcom LaserDisc + Goldstar MSX FC-200
  • SEGA Wondermega
  • NEC PC-FX GA (Carte PC-98)
  • Sharp C1 (combi TV + Famicom)
  • Tennis for Two (tout premier jeu vidéo, sur oscilloscope)
  • SEGA Teradrive
  • Pioneer CLD-A100 LaserActive + modules SEGA Genesis Mega CD/Mega LD et PC Engine)
  • NEC PC-FX (console)
  • Sony PS2 TEST
  • Sony PS3 Tool DECR-1000A (dev kit PS3/PSP)
  • SEGA Mega Drive + Meca CD + 32X
  • Sharp Famicom Titler AN-510
  • Philips Videopac+ G7400 + module C7010

On a retrouvé un prototype du Super Nintendo PlayStation

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Sony et Nintendo se livrent une bataille acharnée sur le marché des consoles de jeux vidéo. Pourtant, il n’en n’a pas été toujours ainsi puisque par le passé, les deux géants travaillaient main dans la main. Dans les années 80, Sony a largement contribué au succès de la Super NES en mettant au point son chipset sonore capable de gérer 8 canaux ADPCM simultanément, une révolution pour l’époque.

Les formats cartouche et disquette ayant des capacités limitées, les constructeurs se sont progressivement intéressés au CD-ROM. C’est alors que nous avons vu apparaitre des lecteurs CD-ROM pour les consoles comme le Mega CD de Sega. De son côté, Nintendo a demandé à Sony de travailler à la mise au point d’un lecteur CD ROM pour la SNES supposé se connecter via le port d’extension situé sous la console : Le SNES-CD.

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De son côté, Sony a lancé le développement de sa propre console, la PlayStation, compatible avec les cartouches SNES mais aussi avec le Super Disc, le nouveau format de CD-ROM mis au point par Sony, ce qui permettrait à Sony d’intégrer le marché du jeu vidéo. Le SNES-CD était sur le point d’être annoncé au CES de 1989 lorsque le président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, réalisa en relisant le contrat qui liait les deux sociétés qu’il accordait à Sony la possession de tous jeux sur le format Super Disc. Jugeant ceci inacceptable, Yamauchi décida d’abandonner le partenariat avec Sony et de s’associer avec Philips, le créateur du CD, donnant ainsi le pouvoir total à Nintendo sur ses licences sur les machines de Philips. Et c’est ainsi qu’on a vu apparaitre les pires étroncs des licences Zelda et Mario sur le CD-I de Philips.

Jusqu’ici, aucune photo ni aucun prototype de cette PlayStation n’avait été retrouvé, jusqu’à ce que Dan Diebold alias Analogueboy, un utilisateur de Reddit parvienne à retrouver un chez son père. La console lui aurait été fournie par un certain Olaf, ancien employé de Nintendo.


La console, estampillée PlayStation SFX-100, ressemble beaucoup à la Super NES avec son port cartouche, ses 2 ports manettes et un lecteur CD. On remarque également un petit écran LCD et des touches de lecture sur le dessus de l’appareil, ainsi qu’une prise casque ce qui laisse penser qu’il est possible d’utiliser la console comme platine CD autonome. Côté connectique, la console dispose de sorties RCA, S-Video, d’un modulateur UHF et d’un connecteur multi out identique celui de la SNES. L’utilité du port Next demeure un mystère, peut-être port série comme sur la PS-1 ? Enfin, on découvre dans la vidéo postée récemment qu’un port d’extension se trouve également en dessous de la console. La coque de la console souffre du même problème que celle de la SNES, à savoir être fabriquée avec un plastique qui se dégrade et jaunit avec le temps ce qui laisse penser que la même matière a été utilisée.

L’étiquette de la cartouche indique la date du 6 octobre 1992 (92.10.6) et la mention « Pour démo » (デモ用) en japonais. L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agirait en fait d’une carte mémoire contenant des sauvegardes de parties, dans le but de présenter les jeux au public. Si tel est le cas, il est malheureusement peu probable que ces sauvegardes aient survécu au temps car à l’époque, la mémoire flash coûtait très cher et les sauvegardes étaient stockées dans une RAM alimentée par une pile bouton, qui aujourd’hui sont pour la plupart totalement usées.

mega-cd-backup-cartridge-teardown

Nous ne savons pas si la console est fonctionnelle car il manque le bloc d’alimentation. Nous ne savons pas non plus ce que contient la cartouche ni les CDs que Dan aurait également en sa possession. Espérons qu’il parviendra à faire fonctionner l’ensemble pour nous présenter le prototype en vidéo ! Je modifierai cet article si de nouveaux éléments sont publiés !

Source
Reddit

La Nintendo 2DS : une console portable pour les enfants brise-fer

Cette annonce est d’abord passée pour une mauvaise blague, elle est pourtant on ne peut plus sérieuse. Nintendo vient d’annoncer une nouvelle console portable, la 2DS. Il ne s’agit ni plus ni moins d’une 3DS non pliable et dépourvue d’écran 3D relief.

À l’heure actuelle, les raisons officielles pour lesquelles Nintendo a décidé de lancer ce produit sont inconnues, hormis un prix un peu moins élevé que la 3DS. Il est évident que l’écran stéréoscopique est plutôt inutile, les joueurs désactivent généralement la stéréoscopie car elle est peu confortable et a tendance à provoquer des effets indésirables comme des maux de tête.

Mais pourquoi en faire une console plate et non pliante comme la 3DS ce qui rend cette dernière pratique à transporter ? La réponse, la voici :

Recherche Google d'images de Nintendo DS cassées

Il suffit de faire une petite recherche sur Google Images pour constater que la grande faiblesse du design de la Nintendo DS est la fragilité de sa charnière. Les jeunes enfants prennent rarement soin du matériel hi-tech.

Vendre des jeux vidéo à des enfants peu soigneux ou n’ayant pas encore pris conscience de la fragilité de certains jouets est donc problématique. En éliminant la charnière, Nintendo réduit considérablement les risques de casser la 2DS en la pliant ou en la faisant tomber accidentellement au sol. Voici de quoi rassurer les parents d’enfants brise-fer et donc d’ouvrir un nouveau marché pour les très jeunes enfants.