Trolls et Légendes 2015

Ce week-end, nous sommes partis faire une petite escapade au Nord, jusqu’à Mons, au cœur du royaume de la bière pour nous imprégner de l’ambiance de la cinquième édition du festival Trolls et Légendes.

Le festival ayant lieu tous tous les 2 ans, il fêtait ainsi son 10e anniversaire.

Outre les incontournables échoppes d’artisanat, de saucisson, sa horde de personnes déguisées costumées, le salon était l’occasion de rencontrer de nombreux artistes et auteurs d’œuvres d’héroic fantasy tout en remplissant nos cornes de Cuvée des Trolls !

La partie jeux a rencontré également un grand succès, que ce soit pour tester un dernier jeu de rôle en date ou simplement squatter une table et enchaîner des parties de Cthulhu Dice avec ceux qui passaient par là.

Mais les moments les plus intenses, qui de mon point de vue étaient à ne rater sous aucun prétexte, étaient bien sûr les concerts !

Pas moins de 11 groupes se sont succédés durant les 3 soirs de concert. Je ne vais pas livrer mes impressions sur l’ensemble des performances sinon je vais passer la nuit à écrire cet article mais je vais vous faire part de ceux qui m’ont le plus marqué.

La Horde, une découverte pour moi. Ce groupe belge complètement déjanté jongle entre reprises, parodies et compositions originales. Le groupe a invité de nombreuses personnes comme Ghislain et Lili du Naheulband ou encore Florian des Compagnons du Gras Jambon (à en croire ce dernier, il essaierait de les faire venir en France \o/). Là où la soirée est vraiment partie en couille, c’est lorsqu’ils se sont tous mis à danser et chanter Freed from desire, my anus is purified, oui, une parodie du tube dance des années 90.

Le Naheulband, égal à lui-même. Encore plus énorme et toujours aussi débile. La malédiction du poulet gonflable géant a infesté tout le festival, à tel point que le public continuait scander des Poulet, poulet, piou piou piou à tout moment, pour absolument aucune raison… oui, même pendant le concert d’Eluveitie.

D’ailleurs, pas de surprise avec Eluveitie, la tête d’affiche folk-metal du festival. Ils ont juste tout déchiré. Big up aux vigiles du service de sécurité qui ont parfaitement réussi le stress test de Chrigel en gérant les combos pogo-slam-wall of death tout en gardant leur bonne humeur !

Tanzwut, formé par Teufel, un ancien membre de Corvus Corvax reconnaissable à sa coiffure diabolique est un groupe de metal allemand qui mélange subtilement les sonorités modernes des synthés avec les instruments traditionnels comme la cornemuse ou tout simplement bizarres. Avez-vous déjà vu des trompettes marines tunées avec des LED ? Maintenant oui. Leur show est très visuel avec des décors, des effets spéciaux et des costumes très aboutis. Teufel, le chanteur est ultra charismatique et interagit beaucoup avec le public. Un vrai régal !

Corvus Corvax est un véritable char d’assaut. Avec 3 percussionnistes, 4 cornemuses, une vielle à roue géante, des cornes alpines ils sont parvenus à mettre une ambiance qui n’a rien à envier aux plus grands concerts de metal. Et je ne dis pas ça parce qu’ils ont payé leur coup aux spectateurs des premiers rangs en versant de l’hypocras à travers un bourdon de cornemuse.

Bref, pas grand chose à redire sur ce salon, l’organisation était bonne, même si quelques détails méritent d’être améliorés (signalétique, efficacité du système de jetons discutable). Tout porte à croire que la prochaine édition sera encore plus énorme !

2080 en live au Game Over

Hier soir, l’artiste electro-geek 2080 était invité au barcraft Game Over à Nantes, dans le cadre du Festival de la Culture Bar-Bars.

Cette soirée fut l’occasion de discuter un peu avec lui autour d’une délicieuse bière belge. Walid (c’est son prénom) a composé ses tous premiers morceaux étant gamin sur son ordinateur Amstrad, en les programmant directement en langage BASIC (ce qui revient plus ou moins à composer sa propre sonnerie sur un Nokia 3310), puis sur son PC à partir de sons extraits de jeux vidéo comme Warcraft qu’il mixait ensuite avec… le magnétophone de Windows ! Autant dire que créer un morceau même très simple de cette manière était extrêmement laborieuse !

Aujourd’hui, 2080 compose à l’aide de synthétiseurs et d’outils modernes mais offre toujours une place importante aux consoles rétro en les transformant en instruments comme la Game Boy de Nintendo ainsi que la Megadrive de Sega dont il cherche à exploiter le légendaire synthétiseur YM2612.

Le matos de 2080

Le matos utilisé pendant le live

La musique et le circuit bending ne sont pas ses seules passions. 2080 réalise beaucoup de motion design et de pixel art ce qui fait de lui un artiste complet. Il a d’ailleurs entièrement réalisé le clip de son morceau My Megadrive qui l’a rendu populaire.

Voici un extrait du live d’hier soir qui témoigne de la super ambiance de la soirée !

Pour écouter ses autres sons, rendez-vous sur SoundCloud.

Video Games Live

Video Games Live logo

Le Video Games Live est une série de concerts et d’albums de musiques de jeux vidéo, arrangées pour un orchestre symphonique. À l’origine de cette initiative, deux grands compositeurs de musiques de jeux vidéo : Jack Wall et Tommy Tallarico. Ce dernier compte a son actif plus de 300 morceaux de jeux vidéo, ce qui lui a valu une place au Guinness Book des Records. Tommy n’est d’ailleurs pas le seul prodige de la famille Tallarico puisque son cousin, Stephen Victor Tallarico alias Steven Tyler n’est autre que le chanteur du groupe Aerosmith.

 Tommy Tallarico et l'accordéoniste du groupe Random Encounter

Depuis la création du VGL en 2002, pas moins de 120 morceaux et medleys ont été arrangés, parmi une soixantaine de licences de jeux : Mario, Zelda, Sonic, Final Fantasy, Megaman, Castlevania… Outre le fait d’offrir une expérience inoubliable aux spectateurs, la vocation du Video Games Live est de démontrer l’impact grandissant des jeux vidéo dans notre culture moderne.

L'orchestre symphonique de Budapest interprétant le thème d'Assassin's Creed IV Black Flag

Le 5 novembre dernier, le Video Games Live s’est produit pour la 3e fois au Palais des Congrès de Paris et cette fois-ci, j’y étais ! Le concert était donné par le Budapest Symphony Orchestra, dirigé par Emmanuel Fratianni et bien sûr accompagné à la guitare par Tommy Tallarico lui-même. Comme d’habitude, des vidéos montrant des images du jeu étaient projetées en synchronisation avec la musique.

Emmanuel FratianniTommy Tallarico et sa guitare Zelda

Vous l’aurez compris, on est totalement à l’opposé du cliché des concerts classiques dans lesquels les musiciens reproduisent fidèlement, à la double croche près, les œuvres des grands compositeurs devant une audience coincée s’efforçant de rester impassible à la performance. Au Video Games Live, le public fait du bruit !

Le concert fut également l’opportunité de faire des rencontres, comme la chanteuse Riva Taylor et ses chansons sur le thème d’Assassin’s Creed, Austin Wintory, le compositeur des musiques du jeu Journey et bien sûr, le groupe punk Random Encounter avec son petit côté franchouillard, peut-être à cause de leur reprise du Chant des Tempêtes dans Zelda Ocarina of Time à l’accordéon. À propos, n’hésitez pas à utiliser leurs morceaux dans vos vidéos ou dans vos jeux, ils en seront ravis !

Le groupe Random Encounter
Tommy Tallarico et l'accordéoniste du groupe Random Encounter jouant le thème de Chrono Cross
Riva Taylor dans sa robe rougeLa chanteuse Riva Taylor

Mon seul regret est d’avoir eu un sentiment de déjà entendu. La setlist ayant été établie d’après les souhaits des fans sur la page Facebook de l’événement, certains morceaux issus des précédents albums ont été sélectionnés ce qui donnait parfois l’impression d’écouter le CD. D’un autre côté, faire de l’improvisation avec une centaine de musiciens, c’est assez délicat ! Certains instruments étaient également pré-enregistrés comme les synthétiseurs ainsi que la batterie, vraisemblablement pour libérer les ingénieurs du son des contraintes imposées par ce type d’instrument.

Le VGL est définitivement une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie, que l’on soit un hardcore gamer ou un non initié. Pour ma part, je ne raterai le prochain sous aucun prétexte !

Lenwë et Mee Yung avec le groupe Random Encounterlenwe-mee-yung-tommy-tallarico