Samedi dernier, je me suis rendu à la 5è édition de JapaNantes, à l’école Polytech de Nantes.
Outre le fait de retrouver les copains et de passer un bon moment avec eux, cette convention a été l’occasion d’essayer le nouveau matos que je me suis offert (et fait offrir) à Noël. J’ai en effet remplacé mon petit caméscope Sony HDR-CX410 par un reflex Nikon D5300 qui offre une qualité d’image bien supérieure et un rendu cinéma à la vidéo, ainsi qu’une GoPro Hero 4 Silver pour filmer les scènes d’actions en PoV et pouvoir se faufiler partout là où le gros reflex ne peut pas passer, le tout en 1080p60 s’il vous plait. Le son est capté par un micro Røde Stereo Videomic Pro monté sur la caméra qui offre une clarté de son incroyable pour un prix très raisonnable.
Malheureusement, je n’ai pas reçu le stabilisateur que j’avais commandé sur Amazon à cause d’un problème de transport, j’espère que vous n’avez pas eu le mal de mer :p Les réglages de certains plans (focus, exposition…) sont loin d’être optimaux car le reflex est beaucoup plus exigent que le petit caméscope de touriste. Certains plans ont dû être shootés en full automatique faute de temps pour effectuer les réglages, d’où un rendu parfois très aléatoire.
Pour la 5e année consécutive, le salon Art to Play s’est tenu le week-end dernier à Nantes. Étant donné que j’avais déjà couvert l’événement en vidéo il y a 2 ans, j’ai décidé de réaliser un nouveau reportage en mode trolling, en faisant intervenir les visiteurs du salon, le staff ainsi que quelques invités qui se sont tous incroyablement prêtés au jeu.
J’espère que ce reportrollage vous plaira et que vous le partagerez en masse, même si vous n’y étiez pas !
Outre de grands moments de rigolade à tourner cette vidéo, j’ai particulièrement apprécié l’édition de cette année. La liste des invités prestigieux était très bien fournie avec notamment Marcus, Mathieu Sommet, l’équipe des Kassos ainsi que les Vox Makers.
Le particularité de cette année est que l’organisation a également choisi d’inviter des comédiens issus de programmes TV plus destinés à un public de ménagères quadragénaires (Scènes de Ménages, Chers Voisins…) qu’à un public de geeks et d’otakus. Ceci a fait un peu polémique car inviter des personnalités jouissant d’une grande popularité mais étant totalement « hors sujet » faisait purement commercial. Mais après avoir vu tous ces parents de 40 à 50 ans, profitant de l’occasion pour accompagner leurs enfants/ados, s’émerveiller devant les cosplays « Regarde chérie, le mec il s’est déguisé en Totoro, c’est absolument énorme ! », s’amuser dans une ambiance bon enfant et découvrir enfin la culture Geek par eux-même et non à travers un reportage de télé-poubelle, il faut se rendre compte que le pari est finalement réussi !
De nombreuses activités étaient proposées par les exposants, jeux vidéo, karaoké, Quidditch, initiation aux arts martiaux et j’en passe. À aucun moment je ne me suis ennuyé ni je n’ai ressenti la frustration de ne pas avoir pu faire tout ce que je voulais. Mention spéciale à la Swiss Force Academy et à son initiation au combat chorégraphié de sabre laser qui fut certainement mon activité préférée.
Côté organisation, j’ai beaucoup apprécié le système de tickets de réservation pour les dédicaces, favorisant les vrais fans qui se sont levés tôt et permettant d’attendre confortablement dans une salle peu bruyante et équipée de chaises, tout en offrant beaucoup plus de temps avec les invités qu’en faisant des dédicaces à la chaîne avec 3h de queue comme les années précédentes. Il y avait peu de queue aux stands de restauration sur place et les prix étaient raisonnables.
En revanche, l’espace était très mal agencé. Les allées étaient à peine plus large que le minimum obligatoire de 2,5m et la majorité des stands étaient concentrés dans la grande halle, tandis que le sous-sol était largement sous-exploité. La circulation était très pénible, principalement autour de la grande scène. De gros bouchons se produisaient aux arrivées des escalators ce qui les rendaient limite dangereux. L’accès aux personnes à mobilité réduite était même quasi impossible à certaines zones du salon. La file des prévente était mal gérée le premier jour mais la situation s’est améliorée le dimanche.
J’espère pouvoir revenir pour l’édition 2016, avec une nouvelle vidéo qui sait.
Pour célébrer l’arrivée de Doc et Marty dans ce qui était encore il y a une semaine le Futur, le Grand Rex a organisé un évènement exceptionnel en hommage à la trilogie Retour Vers Le Futur.
Pendant 5 jours, les fans ont ainsi pu revoir la trilogie sur grand écran, assister à des concerts live avec l’Orchestre du COGE et PV Nova et ses Starlighters et rencontrer les doubleurs français Luq Hamet (Marty), Pierre Hatet (Doc), Richard Darbois (Biff Tannen) et Céline Montsarrat (Lorraine Baines).
De nombreux accessoires ainsi que des costumes du film étaient exposés dans les halls du Rex. Enfin, l’une des vedettes principales du film était également présente – en double exemplaire – je veux bien entendu parler de la DeLorean puisque nous avons eu le privilège d’approcher 2 des 7 DMC-12 originales utilisées dans les films.
Étant moi-même un grand fan de la série, j’ai réalisé un reportage vidéo de 10 minutes, endossant le rôle d’un jeune vidéaste amateur de Hill Valley quittant l’année 1985 à bord de la DeLorean en compagnie de Doc et Marty avec sa caméra VHS à l’épaule.
Le numérique occupe désormais une place majeure dans notre quotidien et dans de nombreux domaines : divertissement, communication, sport, éducation… Grâce à la démocratisation d’outils autrefois réservés à une minorité de professionnels et aux ingénieurs comme les microcontrôleurs ou encore les imprimantes 3D, le numérique s’immisce progressivement dans les garages des bricoleurs, des artistes et des hackers.
Le temps d’un week-end, le Festival D organisé par l’association PiNG a permis d’initier les Nantais aux fablabs et à la créativité des ceux qu’on appelle les « nouveaux bricoleurs« .
Utiles, musicales, ludiques, écologiques ou éducatives, les créations présentées sur le salon sont très diverses. Pourtant, elles ont toutes été conçues et réalisées dans un même esprit collaboratif et de partage « open source« , mêlant bricolage et récupération avec ingénierie et recherche. Chaque œuvre est documentée par son créateur, ce qui permet à d’autres bricoleurs de la reproduire, de l’adapter à leur sauce voire de l’améliorer. Voici un aperçu de quelques inventions qui étaient présentées sur le salon.
Voosilla : Cette petite éolienne ultra low cost est fabriquée avec des matériaux de récupération très faciles à se procurer. Elle n’est pas seulement destinée à réduire la fracture énergétiques dans les régions sous-développées mais aussi à promouvoir l’exploitation des énergies renouvelables dans les foyers.
Prototype d’éolienne Voosilla
De la cuisine à la cuisine : Créé par le Collectif Bam, ce meuble dit « aquaponique » de la taille d’un barbecue a pour vocation de reproduire l’écosystème d’un lac dans votre cuisine. Les poissons de l’aquarium produisent des déjections qui servent ensuite d’engrais pour les plantes cultivées dans la jardinière, dont le terreau assure la filtration de l’eau. Ce cercle vertueux est monitoré par un système électronique composé d’un éclairage LED, de capteurs et d’un microcontrôleur Arduino. Les tiroirs font également office de champignonnières. Classe.
De la cuisine à la cuisine
Le Manège à rythme est une invention qui applique parfaitement le concept du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Pour résumer, il s’agit d’une boîte à rythmes acoustique composées de vieilles boites de conserve actionnées par un cylindre rotatif alimenté par un vélo d’appartement et programmé en bluetooth via une tablette Android. L’ensemble peut-être contrôlé en MIDI et intégré à un home studio. Même Jean Michel Jarre n’y avait pas pensé.
Hop & Bike n’est autre qu’un kit d’upgrade destiné à transformer n’importe quel vélo en vélo à assistance électrique (VAE), simplement et à moindre coût.
La Boîte à Lumières est une œuvre de Simon Touaux basée sur le principe des jouets optiques du XIXe siècle. La manivelle alimente une dynamo qui allume successivement une suite de spots à LED projetant ainsi une image animée au mur. Une autre déclinaison de cette œuvre est équipée d’une boite à musique constituée d’un carillon et d’un cylindre sur lequel on peut composer sa propre mélodie.
Kidbot est un robot en kit ultra low cost (une dizaine d’euros seulement) destiné à initier les enfants à la robotique. Les pièces du robot sont faites de morceaux de caissettes en bois découpées au laser, de servomoteurs de modélisme et d’un microcontrôleur clone de l’Arduino.
Pour en savoir plus sur le festival et les autres inventions qui y étaient présentées, rendez-vous sur le site officiel du Festival D ainsi que sur celui de l’association PiNG.
Retrouvez d’autres images du festival dans la galerie ci-dessous.