Star Wars Épisode VII : Le Réveil de la Force – La critique (sans spoiler)

the-force-awakens-posterHier soir, je suis allé voir l’Épisode VII de Star Wars : Le Réveil de la Force. Comme beaucoup de fans, j’attendais ce film avec beaucoup d’impatience et j’ai très envie de vous faire part de mon avis. Cette mini-critique est garantie sans aucun spoiler donc vous pouvez la lire sans risque si vous n’avez pas encore vu le film et j’espère qu’elle vous donnera envie de vous rendre dans votre salle obscure la plus proche pour le voir si vous hésitez encore 🙂

Je craignais d’être déçu que le film ne soit pas à la hauteur des espérances de la colossale campagne marketing dont il bénéficie. Rassurez-vous, le film est tout simplement excellent, que ce soit dans la réalisation que dans le scénario.

Les nouveaux personnages enrichissent le casting sans s’y substituer et réservent vraiment beaucoup de surprises. BB-8 est absolument génial et attachant avec ses airs de petit chien mignon (sauf que la baballe, c’est lui !). Ne vous laissez pas berner par la cape noire, le masque et la voix métallique de Kylo Ren, il est loin d’être un Dark Vador réchauffé comme un café Nespresso au micro-ondes. On en apprend beaucoup à son sujet, sa personnalité, ses forces et ses faiblesses tandis que Dark Vador demeurait très mystérieux dans l’Ancienne Trilogie. Quant à Rey et Finn, leurs différences vont très vite laisser place à leur complémentarité pour former le duo héroïque de choc par excellence.

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Le fan service est omniprésent, même un peu trop d’ailleurs. L’épisode est blindé de clins d’œil à l’ancienne trilogie. Si la plupart sont assez subtils sous la forme de plans similaires, d’apparitions furtives d’éléments de l’ancienne trilogie ou encore de private jokes entre les personnages, certains pans du scénario semblent avoir été allègrement repompés des épisodes 4 à 6 ce qui donne par moments le sentiment de regarder un vulgaire reboot plutôt qu’une suite avec une nouvelle histoire.

En revanche, les anciens personnages ont été parfaitement intégrés à l’épisode. Personne ne manque à l’appel, chacun est égal à lui-même et parfaitement conforme à ce qu’on s’attend. Leur temps d’apparition à l’écran a été idéalement dosé pour ne pas voler la vedette aux nouveaux personnages sans pour autant avoir été relégués au second plan comme de vieux appâts marketing.

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Les décors, vaisseaux et environnements sont conformes à ce qu’on a l’habitude de voir. Encore une fois, rien ne manque. Les unités, vaisseaux et bâtiments du Nouvel Ordre n’ont subi qu’une légère modernisation par rapport au design de l’Empire tandis que la Résistance s’est contentée de donner un coup de peinture aux X-Wings de l’ancienne Alliance Rebelle histoire de les rafraichir un peu. Quant à cette vieille gimbarde rafistolée de Faucon Millenium, il en a toujours autant dans le ventre !

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Côté technique, la réalisation est au poil. Le spectacle est éblouissant et est un vrai plaisir à regarder, bien que certains personnages en images de synthèse fassent un peu trop cartoon par rapport aux animatronics et aux maquettes habituellement utilisés.

Le film a été tourné en IMAX 70mm (et pas en numérique) ce qui offre un rendu visuel proche des épisodes précédents tout en offrant une qualité d’image supérieure. La conversion 3D rend plutôt bien dans l’ensemble mais l’effet relief est trop exagéré sur certains plans. Les objets censés être gigantesques comme le destroyer stellaire de Kylo Ren apparaît comme une vulgaire maquette de quelques mètres de large et dans les plans aériens, les acteurs semblent être de la taille de petits bonshommes Lego (Lego Star Wars ?) dans un décor en carton pâte. Si vous en avez la possibilité, je vous conseille de le voir en 2D et sur écran géant.

En conclusion, Le Réveil de la Force ne se distingue pas des autres épisodes et assure parfaitement la continuité de la saga, bien que réécrivant l’univers étendu. Cet Épisode VII offre une excellente mise en bouche pour les épisodes suivants sans pour autant nous laisser sur notre faim.

Art to Play 5 – Le reportage troll

Pour la 5e année consécutive, le salon Art to Play s’est tenu le week-end dernier à Nantes. Étant donné que j’avais déjà couvert l’événement en vidéo il y a 2 ans, j’ai décidé de réaliser un nouveau reportage en mode trolling, en faisant intervenir les visiteurs du salon, le staff ainsi que quelques invités qui se sont tous incroyablement prêtés au jeu.

J’espère que ce reportrollage vous plaira et que vous le partagerez en masse, même si vous n’y étiez pas !

Outre de grands moments de rigolade à tourner cette vidéo, j’ai particulièrement apprécié l’édition de cette année. La liste des invités prestigieux était très bien fournie avec notamment Marcus, Mathieu Sommet, l’équipe des Kassos ainsi que les Vox Makers.

Le particularité de cette année est que l’organisation a également choisi d’inviter des comédiens issus de programmes TV plus destinés à un public de ménagères quadragénaires (Scènes de Ménages, Chers Voisins…) qu’à un public de geeks et d’otakus. Ceci a fait un peu polémique car inviter des personnalités jouissant d’une grande popularité mais étant totalement « hors sujet » faisait purement commercial. Mais après avoir vu tous ces parents de 40 à 50 ans, profitant de l’occasion pour accompagner leurs enfants/ados, s’émerveiller devant les cosplays « Regarde chérie, le mec il s’est déguisé en Totoro, c’est absolument énorme ! », s’amuser dans une ambiance bon enfant et découvrir enfin la culture Geek par eux-même et non à travers un reportage de télé-poubelle, il faut se rendre compte que le pari est finalement réussi !

De nombreuses activités étaient proposées par les exposants, jeux vidéo, karaoké, Quidditch, initiation aux arts martiaux et j’en passe. À aucun moment je ne me suis ennuyé ni je n’ai ressenti la frustration de ne pas avoir pu faire tout ce que je voulais. Mention spéciale à la Swiss Force Academy et à son initiation au combat chorégraphié de sabre laser qui fut certainement mon activité préférée.

Côté organisation, j’ai beaucoup apprécié le système de tickets de réservation pour les dédicaces, favorisant les vrais fans qui se sont levés tôt et permettant d’attendre confortablement dans une salle peu bruyante et équipée de chaises, tout en offrant beaucoup plus de temps avec les invités qu’en faisant des dédicaces à la chaîne avec 3h de queue comme les années précédentes. Il y avait peu de queue aux stands de restauration sur place et les prix étaient raisonnables.

En revanche, l’espace était très mal agencé. Les allées étaient à peine plus large que le minimum obligatoire de 2,5m et la majorité des stands étaient concentrés dans la grande halle, tandis que le sous-sol était largement sous-exploité. La circulation était très pénible, principalement autour de la grande scène. De gros bouchons se produisaient aux arrivées des escalators ce qui les rendaient limite dangereux. L’accès aux personnes à mobilité réduite était même quasi impossible à certaines zones du salon. La file des prévente était mal gérée le premier jour mais la situation s’est améliorée le dimanche.

J’espère pouvoir revenir pour l’édition 2016, avec une nouvelle vidéo qui sait.

Retour vers le Grand Rex

Pour célébrer l’arrivée de Doc et Marty dans ce qui était encore il y a une semaine le Futur, le Grand Rex a organisé un évènement exceptionnel en hommage à la trilogie Retour Vers Le Futur.

Pendant 5 jours, les fans ont ainsi pu revoir la trilogie sur grand écran, assister à des concerts live avec l’Orchestre du COGE et PV Nova et ses Starlighters et rencontrer les doubleurs français Luq Hamet (Marty), Pierre Hatet (Doc), Richard Darbois (Biff Tannen) et Céline Montsarrat (Lorraine Baines).

De nombreux accessoires ainsi que des costumes du film étaient exposés dans les halls du Rex. Enfin, l’une des vedettes principales du film était également présente – en double exemplaire – je veux bien entendu parler de la DeLorean puisque nous avons eu le privilège d’approcher 2 des 7 DMC-12 originales utilisées dans les films.

Étant moi-même un grand fan de la série, j’ai réalisé un reportage vidéo de 10 minutes, endossant le rôle d’un jeune vidéaste amateur de Hill Valley quittant l’année 1985 à bord de la DeLorean en compagnie de Doc et Marty avec sa caméra VHS à l’épaule.

Le Festival D

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Le numérique occupe désormais une place majeure dans notre quotidien et dans de nombreux domaines : divertissement, communication, sport, éducation… Grâce à la démocratisation d’outils autrefois réservés à une minorité de professionnels et aux ingénieurs comme les microcontrôleurs ou encore les imprimantes 3D, le numérique s’immisce progressivement dans les garages des bricoleurs, des artistes et des hackers.

Le temps d’un week-end, le Festival D organisé par l’association PiNG a permis d’initier les Nantais aux fablabs et à la créativité des ceux qu’on appelle les « nouveaux bricoleurs« .

Utiles, musicales, ludiques, écologiques ou éducatives, les créations présentées sur le salon sont très diverses. Pourtant, elles ont toutes été conçues et réalisées dans un même esprit collaboratif et de partage « open source« , mêlant bricolage et récupération avec ingénierie et recherche. Chaque œuvre est documentée par son créateur, ce qui permet à d’autres bricoleurs de la reproduire, de l’adapter à leur sauce voire de l’améliorer. Voici un aperçu de quelques inventions qui étaient présentées sur le salon.

Voosilla : Cette petite éolienne ultra low cost est fabriquée avec des matériaux de récupération très faciles à se procurer. Elle n’est pas seulement destinée à réduire la fracture énergétiques dans les régions sous-développées mais aussi à promouvoir l’exploitation des énergies renouvelables dans les foyers.

Prototype d'éolienne Voosilla

Prototype d’éolienne Voosilla

De la cuisine à la cuisine : Créé par le Collectif Bam, ce meuble dit « aquaponique » de la taille d’un barbecue a pour vocation de reproduire l’écosystème d’un lac dans votre cuisine. Les poissons de l’aquarium produisent des déjections qui servent ensuite d’engrais pour les plantes cultivées dans la jardinière, dont le terreau assure la filtration de l’eau. Ce cercle vertueux est monitoré par un système électronique composé d’un éclairage LED, de capteurs et d’un microcontrôleur Arduino. Les tiroirs font également office de champignonnières. Classe.

De la cuisine à la cuisine

De la cuisine à la cuisine

Le Manège à rythme est une invention qui applique parfaitement le concept du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Pour résumer, il s’agit d’une boîte à rythmes acoustique composées de vieilles boites de conserve actionnées par un cylindre rotatif alimenté par un vélo d’appartement et programmé en bluetooth via une tablette Android. L’ensemble peut-être contrôlé en MIDI et intégré à un home studio. Même Jean Michel Jarre n’y avait pas pensé.

Hop & Bike n’est autre qu’un kit d’upgrade destiné à transformer n’importe quel vélo en vélo à assistance électrique (VAE), simplement et à moindre coût.

Hop and Bike apporte l'assistance électrique à votre vélo

La Boîte à Lumières est une œuvre de Simon Touaux basée sur le principe des jouets optiques du XIXe siècle. La manivelle alimente une dynamo qui allume successivement une suite de spots à LED projetant ainsi une image animée au mur. Une autre déclinaison de cette œuvre est équipée d’une boite à musique constituée d’un carillon et d’un cylindre sur lequel on peut composer sa propre mélodie.

Kidbot est un robot en kit ultra low cost (une dizaine d’euros seulement) destiné à initier les enfants à la robotique. Les pièces du robot sont faites de morceaux de caissettes en bois découpées au laser, de servomoteurs de modélisme et d’un microcontrôleur clone de l’Arduino.

Kidbot, le robot écolo

Pour en savoir plus sur le festival et les autres inventions qui y étaient présentées, rendez-vous sur le site officiel du Festival D ainsi que sur celui de l’association PiNG.

Retrouvez d’autres images du festival dans la galerie ci-dessous.

Nolife pourrait disparaître cette année

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L’heure est grave. Nolife, la chaîne de la culture geek et J-pop traverse une vague de difficultés financières et pourrait cesser toute activité dès Noël prochain. Depuis quelques temps, les chaînes câblées connaissent une crise sans précédent causée par la baisse des revenus issus de la publicité.

Contrairement aux chaînes commerciales comme Game One qui reçoivent une grande partie de leurs financements de l’industrie du jeu vidéo en échange d’une mise en avant de leurs produits dans les émissions, Nolife est financée uniquement par la publicité et les abonnements à son service de VoD, noco.tv. Si Nolife a choisi ce business model risqué et persiste depuis maintenant 8 ans, c’est avant tout pour conserver son indépendance et offrir du contenu objectif. Malgré une trésorerie sur le fil du rasoir, Nolife est toujours parvenue à nous fournir du contenu de très grande qualité en tirant le meilleur parti des moyens techniques et des équipes de passionnés dont elle dispose.

Malheureusement, comme dans les autres médias (web, presse…), la publicité est de moins en moins rentable et la survie financière de Nolife dépend désormais des abonnements VoD.

Je comprends que le fait de voir régulièrement Sébastien Ruchet répéter dans les Point sur Nolife que la chaîne est en difficulté et qu’il faut s’abonner n’est guère attrayant (au point de rappeler les abominables pubs pour l’ARC avec Jacques Crozemarie) mais étant donné la gravité de la situation, j’ai décidé de sauter le pas et de prendre un abonnement soutien à noco.tv.

Cela fait maintenant plusieurs jours que je teste noco.tv et pour le prix d’un kebab, je n’y ai trouvé que des avantages :

  1. Lorsque j’allume ma TV sur Nolife, je tombe le plus souvent sur des programmes de J-pop/musique indé/mangas qui ne m’intéressent pas vraiment. Avec la VoD, je ne regarde que les programmes qui m’intéressent (Chez Marcus, Retro and Magic, les critiques de jeux vidéo…) dès que j’ai du temps libre.
  2. Contrairement à la plupart des services de VoD français payants type Canal Play où les vidéos plantent 1 fois sur 2 ou sont encodées avec le cul (bien, le format timbre-poste au milieu de l’écran ?), noco.tv est ultra réactif : je n’ai presque aucun temps de chargement et jamais de coupure pendant la lecture d’une vidéo, même en full HD.
  3. La VoD est disponible sur navigateur web mais aussi sur iOS et Android ce qui permet de regarder les programmes sur ordinateur, tablette, smartphone ou téléviseur (avec un Chromecast à 35 €).

Et enfin, l’abonnement contribue au maintien d’une douzaine d’emplois qui produisent un contenu de grande qualité, tout en la mettant bien profond à la TV poubelle des grandes chaînes en siphonnant leur audimat.

J’espère que cet article vous aura convaincu de vous abonner à Nolife si ce n’est déjà fait et d’inciter les autres adeptes de la chaîne à faire de même.